Entre calligraphie et peinture chinoise

Publié le par jok-wah.fong.over-blog.com

Geneviève participe à un atelier avec Jok-Wah Fong et témoigne de son apprentissage


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Quel est le lien ou l’interdépendance entre la calligraphie et la peinture chinoise ?

Le point commun, au départ, c’est le matériel : pinceau, encre (éventuellement  pierre à encre et bâton d’encre), eau et papier (de mûrier, …).

Voilà la base. A partir de cela, à chacun de s’avancer sur le chemin d’un défi ou d’une énigme pour  réaliser «une œuvre», un dessin, une simple «production» en calligraphie ou peinture. Une réalisation correcte demande un juste équilibre entre l’eau (humide, pas trop mouillé ni sec), l’encre (pure, diluée offrant 5 tons possibles) au moment de la rencontre entre le tracé du pinceau papier (qui boit/diffuse).

La lecture de ces quelques lignes pourrait affoler mais, qu’il n’en soit rien ; poursuivre ce qu’il y a à découvrir équivaut à une belle richesse.

La calligraphie c’est la base.

Au travers d’un simple trait, il y a beaucoup à apprendre. Le 1er tracé met sur la voie de la modestie.

Ce trait «rencontre et trajet du pinceau sur la feuille» contient à lui seul tout un enseignement. Noir comme il faut, humide, mouillé juste ce qui est nécessaire avec une vitesse de geste respectant la forme souhaitée , véritable cheminement, premiers pas d’un long voyage.

Dans ces disciplines artistiques, l’apport le plus important n’est pas seulement dans la partie visible.

La comparaison qui me vient est avec les «arts martiaux» : dans l’esprit on ne pratique pas pour combattre, encore moins se battre, comme pour le yoga qui en même temps  assouplit le corps et offre de la détente et du calme.

Le tracé est comme une note émise. Une fois «lancé» c’est fini, fait. Il faut accepter comme tel, quelque chose qu’on ne peut pas corriger, rattraper, reprendre. L’issue, la suite est de «recommencer», encore et encore dans le but de (s’) améliorer, progresser, faire mieux....

Que peut on trouver dans ces pratiques ? J’y trouve déjà le calme, une paix intérieure, de la tranquillité. Obligée de «lâcher prise», la volonté est remplacée par l’humilité, la simplicité. Être soi et s’accepter tel qu’on est avec ce qu’on fait. C’est un espace intérieur qui se modifie peut-être comme pour ceux qui pratiquent la méditation.

J‘arrête sur cette voie (dao tao do) pour dire que je trouve à Pigments et Arts du Monde un espace «ouvert» bien qu’en sous-sol. Un lieu où je me sens accueillie, où je «dessine» tranquille grâce à Valérie, maîtresse des lieux. Les cours de Jok actuellement on trouvé un  équilibre précieux entre les différents «pratiquants» (calligraphie, peinture sobre, paysage). Jok s’occupe tour à tour de chacun, il répond  à nos attentes et tient compte de nos niveaux. Il nous livre des bribes de cultures chinoises en plus des éléments graphiques, tracés, dégradés de couleurs, composition....

Tout un programme qui me ravit.

Geneviève.

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